Je suis positive malgré mon handicap : Martine, amoureuse de la montagne, randonne en joëlette dans les Pyrénées
Le témoignage inspirant d'une femme qui refuse de renoncer aux sommets et qui redéfinit sa passion de montagnarde à travers la joëlette.
Martine baigne depuis l'enfance dans une atmosphère de pics enneigés, de torrents tumultueux et de mélèzes qui sentent la résine. Les Pyrénées ne sont pas qu'un terrain de jeu pour elle ; elles composent un univers émotionnel, un endroit où elle se sent entière et libre. Lorsqu'un handicap a limité sa mobilité, le chagrin s'est manifesté avec intensité : comment continuer à fréquenter ces montagnes qui l'ont nourrie émotionnellement et spirituellement ?
La réponse est venue sous la forme d'une joëlette. Certains auraient pu voir cet équipement comme une consolation ou un ersatz de randonnée. Martine l'a envisagé différemment : comme un passeport vers une nouvelle modalité de montagnardisme. Accompagnée d'une équipe fidèle de porteurs, elle s'est relancée à l'assaut des sentiers pyrénéens. Les paysages demeurent grandioses, l'air reste pur et vivifiant, et surtout, elle redécouvre une sensation d'intégrité que l'on croyait perdue.
Sa positivité ne procède pas d'une naïveté ou d'une illusion béate. Martine parle franchement de la douleur physique qu'elle endure parfois, des jours difficiles, des moments où l'amertume effleure son cœur. Mais elle a choisi de ne pas donner le dernier mot à ce sentiment. Au lieu de cela, elle se lève, elle s'approche des montagnes, elle partage ses randonnées avec ceux qui portent sa joëlette et découvre une communauté de solidarité que peu soupçonnent d'exister.
Le message de Martine ne relève pas du précepte moralisateur. C'est simplement le fruit d'une vie vécue en regard avec ses passions authentiques. Les Pyrénées continuent de l'appeler ; la joëlette lui en ouvre l'accès ; ses amis porteurs lui donnent les moyens matériels et affectifs de répondre à cet appel. Elle demeure positive non parce qu'elle ignore la réalité de son handicap, mais parce qu'elle a trouvé comment le transcender, un pas, un port à la fois.
À lire aussi
Joëlette en montagne : ce que la saison 2026 a montré, et comment partir à son tour
Fin août 2026, une équipe en joëlette a terminé pour la première fois l'UTMB dans les barrières horaires, et d'autres projets ont jalonné la saison, du Mont-Blanc aux Vosges. Au-delà de ces résultats, la saison montre comment une personne à mobilité réduite peut, étape par étape, partir elle-même en montagne.
L'UTMB en joëlette : un défi sportif inclusif réussi
Fin août 2026, Jonathan Naboulet et l'association Trail Sans Limite sont devenus la première équipe en joëlette à terminer l'Ultra-Trail du Mont-Blanc dans les barrières horaires.
À l'assaut du Kilimandjaro en joëlette : l'histoire d'une ascension solidaire
Comment une équipe de bénévoles a porté l'une de leurs amies jusqu'aux neiges du toit de l'Afrique : un témoignage poignant de détermination collective.
Montauban : Romain a fait la course de Noël en joëlette
Le parcours personnel d'un coureur qui a découvert dans la joëlette un second souffle sportif et communautaire.
Gap : la section fauteuil ski et joëlette au Gapen'Cimes
Découvrez comment une association alpine conjugue deux disciplines pour ouvrir la montagne aux personnes handicapées.
Tiziana au championnat du monde de joëlette
Le parcours d'une athlète qui a transformé un défi physique en victoire sportive et personnelle sur la scène mondiale.
Vous êtes mentionné dans cet article ? Demander une correction ou un retrait